Cooper's speaking :
« On s'ennuie de tout mon Ange, c'est une loi de la Nature ; ce n'est pas ma faute. Si donc je m'ennuie aujourd'hui d'une aventure qui m'a occupé entièrement depuis dix-huit mortels mois, ce n'est pas ma faute. Crois moi, choisis une autre petite amie. Je ne suis pas saine pour toi. Ce conseil est bon, très bon ; si tu le trouves mauvais, ce n'est pas ma faute. Adieu mon Ange, je t'ai pris avec plaisir, je te quitte sans regrets : je te reviendrai peut être. Ainsi va le monde, ce n'est pas ma faute. »Allongé paresseusement sur l'herbe fraîche au beau milieu de la clairière, je regardais depuis un moment déjà les nuages de coton gris défilaient dans le ciel. A vrai dire, je n'y prêtais que peu d'attention, mon esprit était bien trop tourmenté. Jamais je n'aurais cru ressentir une telle peine. Jamais des mots ne m'avaient atteint avec une telle force. J'avais mal, très mal. Mon c½ur était brisé, réduit en miettes en seulement quelques minutes. Le néant possédait tout mon être. Je me sentais vide, plus rien n'avait de sens. Elle était partie, pour ne plus jamais revenir. Sofia. Mon amour, mon ame s½ur. Elle m'avait quitté, sans scrupules. Je pensais pourtant que nous étions faits l'un pour l'autre. Elle disait m'aimer. Nous avions passé dix-huit mois ensemble, partageant une histoire d'amour passionnante et passionnée. Je n'arrivais pas à croire que tout n'était que mensonge, qu'elle ne voulait plus de moi. « Je ne suis pas saine pour toi ». Sofia avait tort. Depuis qu'elle était entrée dans mon existence, mon quotidien était un véritable conte de fée. Sa présence à mes cotés, une bouffée d'air frais. Elle avait fait de ma routine une incroyable aventure. Tout s'effondrait à présent. Nos projets, nos envies. Sofia m'avait quitté. Je ne pouvais le concevoir. Elle était devenue le centre de mon univers. Je ne pouvais vivre sans elle. Mon corps n'était plus qu'une plaie béante. Je souffrais à chaque seconde. Sofia avait été la première fille à avoir possédé mon c½ur sans retenue. Depuis deux jours, alors qu'elle m'avait fait ses Adieux, elle l'avait emporté avec elle.
Le regard perdu dans le vague, je laissais courir mes doigts sur les touches noires et blanches de mon piano à queue. Jouer me procurait un bien fou. Pourtant aujourd'hui, j'avais cette impression tenace que rien ne pourrait m'apaiser, pas même la musique qui est à l'ordinaire une grande partie de ma vie. La mélodie faisait écho dans le salon familial, énonçant clairement ma souffrance. Mes notes n'étaient que mélancolie. Comment pouvait-on sombrer à ce point dans une tragédie sans retour ? Soudain une main délicate vint se poser sur mon épaule. Je fermai les yeux et malgré moi, un petit sourire vint s'accrocher sur mon visage. Je reconnaîtrais ce parfum entre mille, et je savais que j'allais avoir grandement besoin de la personne qui le porte ces prochains jours. Elle prit place à mes cotés et posa doucement sa tête contre mon épaule.
- Maman m'a téléphoné hier pour m'apprendre la nouvelle. J'ai avancé mon départ. J'ai pensé que tu aurais besoin de moi. Je suis là grand frère, je ne t'abandonnerais pas.Brusquement, j'arrêtais le Clair de Lune de Debussy que je jouais en boucle depuis une heure, pour me jeter dans les bras de ma petite s½ur. Nous avions toujours été très proches tous les deux. Elle seule pourrait m'aider à surmonter cette épreuve. Elle me connaissait mieux que quiconque. Alice était ma confidente, elle savait à quel point j'étais éperdument amoureux de Sofia. Ma petite s½ur me berça dans ses bras, tout en me caressant les cheveux. Elle ne parlait pas et savait que des mots banals et réconfortants seraient inutiles pour apaiser ma peine. A vrai dire sa présence me suffisait. Je me sentais en sécurité avec elle, comme si tout n'était qu'un affreux cauchemar. Comme si j'allais me réveiller et trouver Sofia près de moi sous la couette à me regarder dormir, un sourire illuminant son visage angélique ; comme elle le faisait si souvent le matin.
- Si tu savais à quel point elle me manque Aly. Je n'arrive pas à me faire à l'idée que je ne pourrais plus goûter au plaisir de ses baisers, et entendre la tendresse de ses mots. Je savais qu'avec son déménagement en Californie notre relation allait prendre un nouveau tournent. Mais j'étais prêt à l'attendre, à la rejoindre chaque fin de semaine. Comment a-t-elle pu tirer un trait sur un an et demi d'amour ? Comment a-t-elle pu me faire si mal ? Dis-je douloureusement.
- Chut. J'imagine à quel point ça peut être dur Cooper, mais tout ira bien. Le temps guérira tes blessures. Sofia n'a pas encore conscience de ses actes. Elle vient de perdre l'une des plus belles perles rares de ce monde.Ces paroles, d'un banal réconfort, m'avaient finalement touchés. Le temps guérirait mes blessures, j'en étais certain. Mais mon amour pour Sofia était tellement fort et intense qu'il me faudrait probablement des années avant de l'atténuer. Elle était pour moi mon tout, ma raison de vivre. Je m'étais promis de n'aimer qu'elle, seulement elle. Nous nous étions promis un futur, une éternité ensemble. Et tout avait été balayé en une poignée de seconde, comme un grain de poussière effacé par le vent. Je ne pus retenir quelques larmes. J'avais besoin de craquer, et je m'étais étonné de ne pas l'avoir fait avant ces deux derniers jours. L'amour était une chose magnifique, magique et exceptionnel. Mais je n'avais pas pris conscience de son pouvoir de destruction avant cette brutale rupture. Ces dernières quarante huit heures étaient un véritable enfer. J'avais atteint un point de non retour, de frustration extrême. Serais-je capable de me relever et de tourner la page comme Sofia l'avait fait ? J'avais lu dans son regard au moment de notre rupture. Elle avait pensé chaque mot prononcé et m'avait quitté sans regrets. Comme si je n'avais jamais compté à ses yeux, comme si je n'étais qu'un étranger. Comme si nous n'avions pas partager un an et demi de notre vie tout les deux. Cette pensée me déchira le c½ur un peu plus. J'étais réduit à n'être qu'une blessure béante incapable de cicatriser.
Je me levais, tout en embrassant ma petite s½ur sur le front en signe de remerciement. J'avais besoin de me rafraîchir, je pris donc le chemin de la salle de bain et me fis couler un bain. Mon reflet dans le miroir me stupéfia. Je n'étais plus qu'un cadavre ambulant. Blanc comme un linge, avec d'énormes cernes sous les yeux suite à mes longues nuits d'insomnies. Une véritable loque, voilà ce que j'étais devenu en si peu de temps. Je ne pensais qu'à Sofia, je ne vivais que par Sofia. Je ne voulais que Sofia. Me passant une main sur le visage, je soupirais. Les prochaines semaines, voire les prochains mois risquaient d'être invivables ; tant son image était ancré dans mon esprit..
- Je t'aime Cooper, me dit Sofia avant de sceller ses lèvres sur les miennes.
- Pour toujours mon ange. Je vis un rêve éveillé depuis que tu es entrée dans ma vie.
- Et bien ce songe n'est pas prêt de prendre fin. Tu m'auras sur le dos pour l'éternité.Je me réveillais en sursaut. Mes yeux parcourent chaque recoin de la pièce et je me rendis compte que j'étais dans mon bain. L'eau était à présent glacée, mais je m'en contre fichais. Même dans mes rêves, celle que j'appelais mon ange avec tant de plaisir me hantait. L'amour faisait des ravages. J'en faisais malheureusement les frais.
Zachary Efron as Cooper Duncan, Ashley Tisdale as Alice Duncan & Hayden Pannettière as Sofia Sanders.
Bonsoir =)
Mon premier chapitre est publié. J'espère que vous avez apprécié.
Je suis toute prête à recevoir commentaires & critiques.
Tout ce qui est bon pour me faire avancer et améliorer mon écriture.
Pour le système des prévenus j'avais pensé à deux commentaires expressifs.
Si ce n'est pas trop demandé? ^^.
Passez une jolie soirée . Bisous.